Grèce

voyage moto en grece

Le spécialiste de la randonnée motorisée à taille humaine. Tél : 04 94 32 63 02

Destination météores

Le programme proposé n’a qu’un caractère de principe et ne tient pas compte des aléas du parcours : état des routes ou des pistes, météo, panne, accident, fatigue ou autres incidents…Ceux-ci peuvent nous contraindre à modifier le déroulement du voyage et le découpage des étapes. De plus, un itinéraire n’est jamais figé. Il reste en perpétuelle évolution au fil des sessions proposées…

 

Etape 1

Jour 1 / Le Castellet – Ortovéro (Italie-Ligurie) – 370 km

Le départ est donné devant le mythique circuit du Castellet. Sur de petites routes sarmenteuses et choisies, c’est une Provence aux herbes folles que nous découvrons. Le chant des cigales accompagne les équipages durant la première phase de l’expédition. Nous voici immergés dans un tableau plus sauvage que ce que l’initié voyageur s’attend à découvrir lorsqu’il débarque dans cette région gorgée de soleil. Callas et Claviers animent cette Provence perdue. Ces hameaux aux vieilles pierres fleuries nous font craquer. Sur le plateau de Caussol désert l’air est vif. Une brume tenace et déterminée lèche les sommets dégarnis, donnant au paysage un côté irréel. Cette étape de mise en jambe nous emmène déjà au-delà des frontières de l’hexagone. Un tronçon d’autoroute rapidement avalé permet de rejoindre Ortovero un petit village perdu dans la province italienne de Ligurie, une région montagneuse sublime et idyllique coincée entre le Golfe de Gênes et les cimes alpines.

Etape 2

Jour 2 / Ortovéro – Fontebussi (Toscane) – 450 km

Viaduc, tunnel, viaduc, tunnel. Tunnel, viaduc… À chaque ouverture l’autoroute surplombe une mer étincelante dans des éclaboussures du soleil matinal. Cette inévitable portion d’autoroute, nous permettant de nous projeter au pied des collines toscanes, s’avale rapidement. D’un coup nous nous retrouvons à Pise. Déambulant dans le vignoble, notre évasion se poursuit jusqu’en Toscane. Les virages se resserrent dans ce relief enchevêtré qui compose l’une des plus belles régions au monde. Bientôt, de premiers chemins tout à fait fréquentables font leur apparition. Parfois, l’itinéraire se débine sous une canopée rafraîchissante aux parfums enivrants de châtaigniers et de conifères. Dans une dernière révérence avant de s’éclipser, le soleil explose dans le paysage, badigeonnant d’orange vif toute la tapisserie végétale, oliviers, cyprès, thuyas, pins et mille autres essences, sans épargner les vieilles pierres des demeures séculaires coiffant chaque nid d’aigle. L’hébergement, lui aussi perché au-dessus de la vigne, est une divine surprise.

Etape 3

Jour 3 / Fontebussi – Ancône – 254 km

Il reste encore quelques bobines de virolos à dérouler. Pour embarquer à l’heure, il faut slalomer sans répit. Côtoyant des monts à plus de 1700 mètres, les petites routes tarabiscotées fouinent partout. Tantôt curieuses, elles partent à la découverte d’un village moyenâgeux, tantôt intrépides, elles s’élancent vers les sommets en ricochant sur les chaumes. Au détour d’un dernier col, l’Adriatique apparaît soudain. Le parcours dégringole vers les eaux turquoise et le port d’Ancône. L’embarquement est prévu en début d’après-midi ; pilotes et montures s’engouffrent dans les entrailles du vaisseau. Les cabines sont spacieuses. La croisière s’annonce sympa. Les explorateurs prennent le temps de souffler. Dans le restaurant feutré, le dîner se prolonge dans une atmosphère détendue…

Etape 4

Jour 4 / débarquement à Patras – 15 km

Tout en douceur le ferry se faufile comme un automate entre les îles grecques, 3 degrés à tribord, 4 à bâbord….La manœuvre est bien rodée, les coups de barre bien ajustés. Il file toujours 24 noeuds, l’étrave pointée résolument vers Patras, tandis que l’aube se déploie sur les vaguelettes saumonées. Accostage. Après 24 heures d’une traversée reposante et idyllique, le bateau déverse une foule bigarrée dans une pagaille contrôlée. Dans la cohue et le fracas des camions sur la passerelle nous autres aventuriers débarquons avec la vie à croquer et la liberté à portée de roues. Dès la sortie du port, une route poussiéreuse et ridée nous arrache du brouhaha. Une côte accidentée annonce les monts du Péloponnèse…Une courte liaison d’une quinzaine de kilomètres seulement rallie l’hôtel. Face au couchant, la piscine se fond dans les flots bleutés de l’Adriatique…Sur la plage, des pins s’arc-boutent sur la mer pour y tremper quelques branches. C’est le décor de notre première soirée sur le sol grec.

Etape 5

Jour 5 / Patras – Loutraki – 311 km

Dès les premiers tours de roues, des collines boisées aux parfums d’herbes aromatiques moutonnent jusqu’à l’horizon. On hume les odeurs et l’air pur. On déguste notre liberté. Avides de nouvelles découvertes, nos montures virevoltent dans la beauté accrocheuse du Péloponnèse. De temps à autre, le serpent asphalté se mue en un chemin tout à fait fréquentable qui nous ballotte sous des senteurs enivrantes de figuiers et d’eucalyptus mêlés. Après le lac Pinios, une petite piste bien roulante déambule dans la terre rouge à travers les chênes séculaires, nous transposant illico sur la latérite d’Afrique Équatoriale !En bordure de torrent, zigzaguant jusqu’à Klitoria une route minuscule se tord le cou à l’ombre d’arbres remarquables, des érables et des platanes pour la plupart. Après la cascade, la piste grimpe résolument en se faufilant sous une large variété de résineux : douglas, sapins, épicéas…Au col, les feuillus réapparaissent. Et dans la vallée retrouvée, dansent sous la brise, les oliviers aux mille reflets argentés. Blottis sur le fil de la rivière, les roseaux ondulent en tous sens dans un bruissement mélodieux. D’un bond, nos pérégrinations du jour enjambent le canal de Corinthe pour s’échouer sur les sables de Loutraki.

Etape 6

Jour 6 / Loutraki – Aliki – 135 km

Waooouh, c’est tellement beau qu’on n’avance pas ! Le point de vue, le cadre, sont chaque fois plus éblouissants. Si bien qu’on s’arrête tout le temps à contempler les merveilles qui s’enchaînent. Partout le raisin est déjà mûr, juteux, sucré, gorgé de soleil. Des guirlandes d’ibiscus tombent en cascade de chaque habitation. Les lauriers, roses, rouges, blancs, sont en pleine floraison. Quelle étape ! Serpentant sous les pins, les pistes sont belles, douces, onctueuses, faciles, évidentes… Celle que nous empruntons maintenant, dans le ciel, surplombe une incroyable baie turquoise. Ça existe vraiment un truc pareil ? Le soleil cogne. Rusé, notre tracé s’éclipse régulièrement dans la fraîcheur des sous bois. Mis à part quelques rapaces qui tournoient sur nos casques, c’est désert. Trombines éblouies, on progresse dans un environnement irréel, une sorte de paradis terrestre…La dentelle côtière anime de fabuleux panoramas. Dans un yoyo incessant, le parcours s’élance sur les crêtes pour replonger aussitôt dans une nouvelle anse… Gorgé d’iode, il reprend alors son élan et se catapulte illico sur le belvédère d’en face.La route bascule sur une crique paradisiaque et s’échoue sur la plage…Complètement à l’écart, appuyé sur le rivage de cette baie oubliée, notre hôtel scrute l’horizon…Dans un authentique restaurant de pêcheur, le dîner s’avance sur les flots. Cadre et ambiance sont irréels.

Etape 7

Jour 7 / Aliki – Thermios – 255 km

L’itinéraire débarque sur le « nombril du monde » : Delphes. À perte de vue, la cité toise un relief tapissé d’oliviers bien alignés. Entre deux arrêtes rocheuses un toboggan pique à nouveau vers les eaux tièdes et bleutées. Une poignée de maisons, et une cahute de pêcheurs transformée en une incomparable gargote, se blottissent sur le rivage. Si bien qu’on peut s’arrêter partout – et on ne s’en prive pas – pour une boisson désaltérante ou un repas du cru.La transparence de l’eau nous subjugue à chaque fois que nos roues effleurent le littoral. Attendant la prochaine pêche, trois barques aux coloris toniques, fraîchement badigeonnées, se gondolent sur la plage. En mezzanine au-dessus des clapotis, avec une salade grecque servie en accompagnement, nous sommes aux prises avec un « calamari » frit. Kati, la belle albanaise d’Itea, nous sert avec un sourire radieux.

Etape 8

Jour 8 / Thermios – Météora – 250 km

Cap sur les Météores ! L’itinéraire décolle promptement pour nous entraîner dans un véritable ballet aérien à l’assaut de montagnes quasi inaccessibles L’expédition bascule dans une vallée parallèle, voltige au-dessus d’un nouveau lac, se propulse à l’assaut du col suivant… De temps à autre, un coup de sabre dans la barrière rocheuse nous permet de nous faufiler dans des gorges étriquées. Le resto typique, en équilibre au dessus des ruelles de ce délicieux village patiné par les siècles, est, comme chaque jour, un nouveau coup de cœur. Evi, qui nous sert en terrasse les petits plats délicieusement mitonnés, est elle aussi une tranche de bonheur… Entre deux coups de fourchette, les monts dégarnis qui se dressent devant nous à plus de 2500 mètres semblent si proches dans la transparence de l’air… Notre piste griffonne quelques arabesques sur l’alpage d’en face. Un pont rafistolé tressaille sur le cours d’eau. À cinq kilomètres heure, nos roues font cogner les madriers et les planches s’agitent comme les touches d’un piano frénétique… Les dernières promos de l’été passent à Neraïda et dans les villages alentours, même les plus reculés. Un camelot trimballe sa marchandise au volant d’un pick-up, poussif et fumant. Planté au-dessus du parebrise un haut-parleur nasillard résonne dans la montagne et annonce l’arrivée du marchand. Et la farandole continue…Adorable, attachant, enjoué, spontané, généreux, serviable le peuple grec est d’un naturel déconcertant. Ca fait rudement du bien et ça rassure sur la nature humaine.

Etape 9

Jour 9 / Météora – Kapesovo – 150 km

Vous avez déjà vu des molaires d’hippopotame géantes ? Mais géantes, géantes, hein, genre 200 mètres de haut…Perchés au-dessus de la vallée verdoyante, construit dès le XIe siècle par des moines probablement un tantinet farfelus, d’insolents monastères jouent les équilibristes sur ces titanesques rochers aux lignes douces. Quitter ces lieux enchanteurs sans saluer ces surprenants édifices religieux serait impensable. La charmante Natalia (hôtel Lihios) aura mitonné un pique-nique à chacun pour le déjeuner, car aujourd’hui, dans le dédale à parcourir,point de salut côté restauration…Notre piste zigzague au pied des pitons. En manque d’éclaboussures, nos bécanes dévalent vers la rivière limpide. Plus loin, un raccourci bucolique emprunte un chemin de terre pour rejoindre la région de Zagoria, lacérée par des gorges profondes. Dans cet univers sauvagement minéral, de téméraires et insouciantes maisons de pierres s’agrippent elles aussi sur les parois abruptes, s’abritant parfois sous des casquettes rocheuses. Les virolos s’enchaînent. L’air se charge soudain d’humidité. Le vent charrie la fraîcheur d’un autre plan d’eau tout proche,étincelant… Un lac tentaculaire s’étire dans le relief torturé… La pénombre s’installe. Là-haut sur la montagne, quelques lueurs scintillent, nous guidant vers Kapesovo, le village d’Alice au pays des merveilles…Hé, les amis, il y a combien de temps que vous ne vous êtes pas plongés dans un conte de fées ? Nous y sommes !…Dans le ciel… Des villages dans le ciel… Incroyable. Nos fidèles montures nous ont treuillé jusqu’au faîte de l’un de ces inconscients nids d’aigle. Dans un français impeccable, avec des mots choisis et un accent qui chante, Elli, en maîtresse des lieux, nous reçoit avec un sourire radieux et une gentillesse désarmante. Aux fourneaux, avec le même sourire, sa soeur Joana jongle avec les délices de la table… Si vous voulez changer de l’anodin, égarez-vous du côté de Kapesovo. C’est un village magique, féerique. C’est tellement invraisemblable qu’on hésite à vous parler de la boutique aux tiroirs miraculeux et au puits sans fond : si, si, à l’intérieur même de l’échoppe des deux rayonnantes frangines. Époustouflant ; en grec : APOSTO MOMENOS.

Etape 9

Jour 10 / Kapesovo – Syvota – 205 km

Fruits de saison mixés. Confiture de sureau du bosquet d’à-côté. Marmelade d’agrumes tiède. Compotée de figues du jardin. Quelques grappillons suaves de la vigne familiale…Viennoiseries maison, et une attention de tous les instants. Au-dessus des toitures en lauzes, sous les premiers rayons, notre petit déjeuner en terrasse est tout simplement pantagruélique et délectable. Pas un son, pas un bruissement n’émane du hameau. On voudrait figer l’instant. On se poserait volontiers encore des heures dans cette féerie… Mais, zébrée de gorges inextricables reliées par d’audacieuses via ferrata, chacune plus osée, la région nous invite à de nouvelles explorations… On renfile nos casques. Quelques villages typiques s’accrochent encore çà et là sur des aplombs vertigineux au-dessus de défilés étriqués. Entre des cimes à près de 3000 mètres, une petite route enjouée chatouille maintenant la haute barre rocheuse dentelée qui matérialise la frontière albanaise. Un tracé au revêtement nickel se dandine sans jamais s’accorder cinquante mètres de répit. Soudain revoici la mer à nos pieds.

Etape 9

Jour 11 / Syvota – Igoumenitsa – 20 km

Embarquement à 9h00. Au-dessus de la salle des machines, béquillées dans la moiteur du garage, nos belles et fidèles compagnes de voyage se morfondent, attendant la lagune promise de Venise…
Nous sommes encore dans les eaux territoriales grecques, tranquillement installés, les pieds sur le bastingage du ferry Igoumenitsa – Venise. La mer est d’huile. Un alléchant déjeuner est annoncé au restaurant climatisé du pont sept. On hésite… Sur la coursive, le soleil est doux. Avec un bon bouquin, la tiédeur de l’air est tellement agréable entre deux chaloupes… On pourrait se contenter d’une tranche de pastèque…

Etape 9

Jour 12 / Venise

Les heureuses surprises continuent… L’arrivée à Venise offre un final grandiose et subjugue le voyageur maritime ! Pour ne pas inonder les salons des Vénitiens d’une sournoise vague de sillage, notre paquebot glisse au ralenti sur les flots à l’approche de cette célèbre et captivante ville construite sur la lagune. Dès potronminet, pour ne rien rater du spectacle, nous nous sommes perchés au niveau des cheminées… Là, du neuvième pont, le passager éberlué surplombe et embrasse toute la citée ! Le soleil matinal fricote avec une brume légère. Le pimpant navire étincelle. Vaporetto et autres embarcations légères jaillissent du voile jaunâtre. La compagnie grecque aime l’exactitude. Le débarquement était prévu pour 8h00. On accoste à 7h40 sous le regard des badauds et autres tire-laine. La coque s’appuie en douceur sur le quai. Les amarres se tendent. Et le ferry déverse son flot de véhicules.

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