Espagne

voyage moto en espagne

Le spécialiste de la randonnée motorisée à taille humaine. Tél : 04 94 32 63 02

Rio Zancara

Le programme proposé n’a qu’un caractère de principe et ne tient pas compte des aléas du périple.
Les étapes proposées pourraient être redécoupées sur place en fonction de l’état des routes ou des pistes, de la météo, du niveau des participants, de l’état de fatigue général, d’une panne mécanique, d’un accident, d’incidents divers, ou tout simplement de l’inspiration de l’équipe.

Boucle itinérante au départ de Navaluenga
 

Etape 1

Jour 1 – Arrivée à Navaluenga

Etape 2

Jour 2 / Étape 1 – Navaluenga – Robledo del Buey – 270 km

Un tronçon enchanteur remonte le cours d’une rivière limpide sous un tunnel de végétation. De part et d’autre de la chaussée en goudron cassé, des vaches en semi-liberté, de belles montagnardes à la robe soyeuse, beige ou caramel, broutent l’herbe des bas côtés. Puis l’asphalte de plus en plus effiloché, abdique d’un coup. Dès lors, une piste pleine d’entrain s’envole vers les sommets. Elle se hisse sur la Sierra de Gredos dont les cimes frôlent les 2600 m d’altitude. Tortueux, le chemin grimpe et se cramponne sous des pins qui tendent leurs branches odorantes sur nos casques. Au loin en contrebas, le lac Embalse del Burguillo étire ses tentacules entre la dentelle montagneuse. Puis le décor change radicalement et l’itinéraire s’enfonce dans une longue savane jaune se faufilant entre de gros arbres dont certains spécimens particulièrement râblés se donnent des airs de baobabs. Et la montagne réapparaît avec la Sierra de Sevilleja ! Soudain, l’hôtel se dévoile à la sortie d’un dernier virage, posé là juste au bout de la piste.

Etape 3

Jour 3 / étape 2 – Robledo del Buey – Cuenca – 435 km

Le tracé s’incruste dans les somptueux Montes de Toledo. Il emprunte un petit couloir toléré sur un chemin féerique déambulant en plein coeur du parc naturel. Les aventuriers poursuivent sur les rives du Rio Bullaque pour un nouveau tronçon d’anthologie… Au pied de la majestueuse Sierra Prietas s’étire un immense espace doré saupoudré de bétail qui s’échoue dans les scintillements du lac E. Torre de Abraham. La piste serpente des kilomètres durant de concert avec le cours d’eau.
Au pied de la Sierra los Tourneros s’étend une plaine ondoyante où pullulent les cervidés. Même si la plupart du temps d’élégantes enfilades de courbes s’harmonisent avec le paysage, quelques belle lignes droites cisaillent la forêt.
Les premières lagunes salées annoncent la plaine et une tranche de tout terrain plus facile, plus rapide aussi. L’évasion enquille tambour battant à travers des parcelles plus fertiles. Les mécaniques martèlent la piste, pile sur les traces de Don Quichotte ! L’expédition s’encanaille à travers les vignes à partir de Quero. Les villageois ont creusé ici leurs caves dans les flancs du coteau..
La chapelle de San Isidro et son moulin attenant marquent un changement. Les portions rectilignes s’estompent. Le relief reprend de l’altitude. Et aussitôt ça pulse sur les rives du Zancara ! La piste virevolte avec le rio dans une partition effrénée, avec Cuenca en ligne de mire…

Etape 4

Jour 4 / étape 3 – Cuenca – Zaorejas – 210 km

La pente se termine par un plateau dégarni offrant une vue aérienne sur des gorges déchiquetées… Surplombant ces brèches bien marquées, le périple survole les immensités, caresse les paysages infinis, danse sur des sommets dénudés.
La descente est plutôt raide ; aussi s’agit-il de ne s’engager qu’avec circonspection dans ce somptueux toboggan, mais le bonheur se profile au fond de la vallée…
En pleine forêt, un pont enjambe le Rio Escabas. L’eau est limpide. Et dans ce coin perdu une baignade revigorante est presque incontournable à la belle saison. Fuertescusa un village tranquille qui abrite en ses murs un restaurant improbable. Ici l’accueil est chaleureux, la cuisine est simple, mais mitonnée à la perfection… Et c’est justement l’heure du déjeuner !
Au-dessus de Santa-Maria del Val, du côté de l’ancienne bergerie, au delà du ruisseau qui dégringole du pan rocheux, la garrigue embaume le chèvrefeuille et un méli mélo de mille autres parfums. Sur la piste des pommes de pin qui croustillent sous les roues, vues imprenables, plateaux dégarnis, défilés étriqués, pitons s’enchaînent sans répit. Les couleurs du pays renouvellent sans cesse leur enchantement. Les virolos ricochent sur les berges du Rio Tajo. Une cascade se déverse avec grâce dans un réservoir naturel inattendu. L’endroit est sublime, paradisiaque ! Même si l’étape touche à sa fin, une halte s’impose car les sources du plaisir bouillonnent dans ces parages…

Etape 5

Jour 5 / étape 4 – Zaorejas – Sépulveda – 310 km

Le parcours rebondit sur les replis des parois rocheuses, butte sur des collines plus lacérées et poursuit ses explorations en s’enfouissant parfois dans les cassures de l’escarpement. Une longue piste bien roulante, un brin mutine cavale résolument dans les dédales du relief et vient buter, en terminant sa course à Berlanga de Duero, sur les solides remparts de son château fort du XVème siècle.
Une petite place cernée d’arches et de passages couverts, abrite quelques restaurants bien engageants. Rondelles de calamars frits, moules persillées, crevettes empalées dans les cœurs d’artichaut, copeaux de jambon Serrano finement enroulés sur la surprise du chef, minis poivrons farcis, avec une palanquée d’autres délices, un assortiment de mets bigrement appétissants est joliment présenté. Quatorze heures sonnent tandis que les papilles s’affolent devant le buffet de tapas. Mais déjà, chacun piaffe à l’appel de la piste, et ça repart dans la jubilation générale vers de nouvelles découvertes. Sur certaines courtes portions, des graminées géantes qui rappellent le blé mûr cinglent les machines et étouffent le chemin…
Ici la nature est plus sauvage, plus austère, De là-haut, la vue est saisissante ! Quelques mètres en retrait de l’aplomb du canyon aux nuances brûlées de carmin et d’amarante, juste au-dessus des nichées de vautours incrustées dans les anfractuosités de la falaise, notre chemin perché file vers Liceras, slalomant entre des arbrisseaux épars. Dans cette brousse inculte, quelques galets éclatés jonchent le sol ; certains, translucides, ont la couleur du plumage du flamant rose.
Puis, l’odyssée ondule au gré des étendues désertiques avant de basculer sur une flopée d’anciens pigeonniers à Estebanvela. Ces élégantes bâtisses cylindriques tapissent le vallon. Çà et là, des bouquets de chênes verts enracinés dans une terre cramoisie rouge violacé offre un contraste prononcé d’une splendeur rare.
En fin de journée l’expédition s’engouffre dans un dernier petit défilé étroit qui s’évase sur Sepulveda, une somptueuse cité moyenâgeuse dont l’enceinte fortifiée abrite notre hôtel du soir.

Etape 6

Jour 6 / étape 5 – Sépulveda – Navaluenga – 225 km

Chaque matin se lève un nouveau jour radieux et le moindre arpent parcouru se déguste gloutonnement !
Avalez goulûment le spectacle et retrouvez-vous enchanté comme vous ne l’avez jamais été à sillonner un paradis taillé sur mesure pour les adeptes des équipées de haute volée. Cette dernière étape ne déroge pas à la règle établie d’entrée de jeu sur cette circonvolution d’exception ; la proportion de tout-terrain frise l’overdose ! Des pistes à gogo surfent avec audace dans des espaces inattendus, rebondissent dans des étendues quasi désertiques. Un vrai festival ! Chaque recoin d’environnement brille par son calme extraordinaire ! Les rares patelins plantés dans ce décor très minéral s’illuminent aux reflets du soleil. Il émane de ces lieux égarés une ambiance très western.
À Turegano, la piste longe un nouveau vestige médiéval datant du XVIème siècle ; il s’agit d’un château absolument remarquable. Au sud se profilent les contreforts de la chaîne bleutée de la Sierra de Guadarrama qui s’étire sur 80 km et culmine à 2428 m avec le Pico Peñalara.
Notre trajectoire caracole sur une très longue crête d’altitude où l’air est vif et rafraîchissant. Plus bas, une rampe bascule sur une frange
verte de pinède qui s’étire sur des causses arides. Une percée s’y engouffre.
Dans un bouquet final grandiose, les spots les plus variés se succèdent nous offrant ici une tortille se glissant dans une arène granitique. Des blocs de roche colossaux et désordonnés hérissent les hauteurs du village de San Bartolomé de Pinares. Dans ce chaos minéral, les chevaux paissent le moindre carré d’herbe.
Et une dernière partie en terre dévalant dans des zigzags assurés nous débarque par surprise au centre de Navaluenga !
À l’issue de cette randonnée insensée, nous retrouvons avec bonheur le sourire de Christina et Candido. Ces amis exceptionnels gèrent avec discrétion, tact et talent l’hôtel El Hotelito planté dans un endroit dégageant une telle sérénité que le temps semble s’y être arrêté…

DÉCLINAISON 6 ÉTAPES

Ce circuit peut être décliné avec une étape supplémentaire pour scinder en deux la journée marathon de 435 km ; ceci pour des groupes constitués ou les adeptes de la formule liberté.

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